mercredi 8 juillet 2009

Europe et Etats-Unis font cause commune pour l'exploration de Mars

Les 29 et 30 juin, le directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour la science et l'exploration robotique, David Southwood, a rencontré Ed Weiler, administrateur de la NASA, à Plymouth au Royaume-Uni. Le but de la réunion ? Etablir un programme d'exploration commun de la planète rouge appelé "Mars exploration joint initiative" (MEJI) qui fera office de base de travail pour les deux agences. MEJI définit et planifie les objectifs scientifiques, opérationnels et technologiques. de l'exploration martienne.

Ainsi, Européens et Américains se sont mis d'accord pour que la NASA lance l'atterisseur et le rover européen ExoMars au début de l'année 2016 à bord d'une fusée Atlas 5 qui transportera également la mission "Mars science orbiter" de l'agence américaine.



Exomars cherchera à la surface de Mars la présence de vie biologique (vidéo ESA) :



Plus d'infos sur space.com (EN)

dimanche 28 juin 2009

L'Europe en marchant d'est en ouest

Une idée originale alors que les juilletistes s'apprêtent à prendre la route - ou plutôt l'autoroute - des vacances : (re)découvrir l'Europe, mais à pied, le long des nombreux chemins recensés par l'Institut européen des itinéraires culturels.

"Le grand chemin saint Martin de Tours est le premier qui relie l’Europe de l’est à l’Europe de l’ouest, de Szombathely, en Hongrie, à Candes-Saint-Martin en Touraine. Initié par le Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours, ce chemin, conçu dans une volonté de tourisme culturel, porte aussi une éthique : le Partage citoyen. Emprunter ces chemins sur les traces de Martin, marcheur infatigable du IVème siècle, permet à chacun de mieux comprendre quelle image nos prédécesseurs se faisaient de l’Europe, de ses valeurs et de ses cultures. C’est favoriser le dialogue interculturel, le partage et la tolérance." (http://www.saintmartindetours.eu/)

Avec l'ouverture des frontières, les Européens s'imaginent qu'il n'ont jamais été aussi libres de voyager à travers leur continent.

Ce n'est pas tout à fait vrai. Les pélerins et marchands du Moyen-Âge pouvaient aller et venir à travers la vieille Europe sans les obstacles physiques et tarifaires que les nations ont mis en place jusqu'au 20e siècle, confondant préservation d'une culture et préservation d'un pré-carré. Des entraves que nous n'avons pas encore totalement fait disparaître en cinquante ans de construction européenne.

"Le Moyen Âge a mis en évidence, et souvent constitué, les caractéristiques réelles ou problématiques de l’Europe : l’imbrication d’une unité potentielle avec une diversité fondamentale, le métissage des populations, les divisions et oppositions Ouest-Est et Nord-Sud, l’indécision de la frontière orientale, le primat unificateur de la culture." (Jacques Le Goff, L’Europe est-elle née au Moyen Âge ? Seuil, 2003, Paris ISBN 2-02-056341-X)

mardi 23 juin 2009

Tous les eurodéputés en un seul clic

C'était tellement bête que peu y ont pensé : regrouper tous les députés européens dernièrement élus, classés par groupe politique européen et par parti politique national.

Télécharger la liste des nouveaux eurodéputés au format pdf

On aurait peut-être aimé avoir un peu plus d'éléments biographiques mais ne faisons pas la fine bouche.

dimanche 14 juin 2009

Pourquoi Barroso tient-il tant à être reconduit à son poste le plus vite possible ?

Qui a dit, cette semaine : "Le futur président de la Commission européenne doit être désigné sans délai" ?

Réponse : le principal intéressé.

Car José Manuel Barroso redoute un report de la décision à l'automne. Mais pourquoi s'inquiète-t-il ? Après tout, le "Faucon des Açores" a le droit pour lui. Il l'a très bien expliqué lui-même, mecredi, en conférence de presse à Bruxelles : "C'est au Conseil et au Parlement européen de décider, bien sûr, sur la base du traité et le traité qui est en vigueur maintenant, c'est le traité de Nice". En effet, l'application stricte du traité de Nice, qui régit aujourd'hui le fonctionnement de l'Union européenne, autorise les dirigeants européens à désigner leur candidat formellement dès leur sommet des 18 et 19 juin, dans quelques jours seulement.

Imparable. Ou presque. Car le traité de Lisbonne, sur lequel un nouveau référendum est prévu en principe en octobre en Irlande, prévoit un aménagement des institutions européennes, et notamment du mode de désignation de la Commission européenne.
Si le nouveau président de la Commission venait à être choisi avec ce traité, l'équation Barroso se corserait : Avec le traité de Nice, une majorité simple lui suffit : 264 députés sur 736. Dans ces conditions et après des élections européennes au résultat sans appel, le futur président de la Commission peut-il être issu d'un autre parti que le Parti populaire européen" (PPE, droite et dont est issu
Barroso) ?

Avec le traité de Lisbonne, il lui faudra par contre réunir une majorité absolue des députés, soit 369 voix. Les 53 députés verts, alliés aux 182 membres du Parti socialiste européen et du parti démocrate italien, à une partie du groupe libéral (où siège le Modem), la gauche radicale et l’ensemble des eurosceptiques et souverainistes pourraient faire pencher la balance contre Barroso. En cas de rejet par le Parlement, le Conseil européen serait alors obligé de présenter un autre candidat. Et les noms circulent déjà, notamment celui du belge Guy Verhofstadt.

Barroso en aurait presque des sueurs froides. Attendre irait même à l'encontre de la démocratie : ""Nous ne pouvons pas prendre une décision sur la base d'un traité qui n'a pas encore été approuvé, ce serait en fait anti-démocratique", a jugé le chef de l'exécutif européen".

Reste qu'à moins d'un nouveau cataclysme irlandais, la prochaine Commission travaillera avec le traité de Lisbonne. Ne vaudrait-il donc pas mieux que son futur président soit élu selon ses préceptes ?

Un soutien "sans ambiguités"

Alors, maintenant ou en Automne ? L'actuelle présidence tchèque de l'UE, et la suédoise qui lui succédera en juillet, souhaitent une désignation formelle dès la semaine prochaine, pour ne pas créer de vide en Europe en pleine crise économique.

En revanche, la France et l'Allemagne craignaient qu'un tel empressement soit un "mauvais signal" aux Irlandais en bouclant la nomination sans attendre leur référendum. Paris cherche aussi à maintenir Barroso sous pression le plus longtemps possible pour pouvoir négocier en position de force un portefeuille-clé pour la France au sein de la future Commission, comme celui du marché intérieur.

Angela Merkel, elle, verrait d'un bon oeil un report après les élections législatives allemandes de fin septembre, qui lui permettra, si elle reste au pouvoir, de tenir compte de l'éventuelle coalition sortante pour le choix du commissaire allemand. Cela n'a pas empêché le président français et la chancelière allemande d'affirmer leur soutien à José Manuel Barroso, "sans ambiguité", mais en lui demandant de préciser son programme et sans vouloir s'engager par écrit. En football, on sait ce qu'il arrive aux entraîneurs à qui l'on affiche un soutien "sans ambiguité".

vendredi 5 juin 2009

Européennes du 7 juin : "vote ou tais-toi cinq ans"


"Savais-tu que les élections européennes approchent à grands pas? En fait, savais-tu qu'il y avait des élections européennes tout court?", demande l'équipe du site créé par le Parlement européen et MTV à destination des jeunes électeurs, canuhearme.eu.

A J-2 en France et malgré les effort déployés sur la toile, les élections européennes suscitent toujours autant d'indifférence, quand ce n'est pas de l'hostilité. Quand tout a été tenté pour attirer l'électeur, il ne reste qu'à compter sur sa curiosité. "C'est l'un des écueils majeurs de ces élections européennes : s'y intéresser exige un effort" souligne Thierry Chopin de la Fondation Schuman dans une interview sur Télérama.fr.

Pourtant, l'occasion était belle. Comparée à la précédente, la législature européenne 2004-2009 a mis l'Europe sur le devant de la scène politique française - et européenne. Référendum sur le traité constitutionnel, présidence française du Conseil de l'UE, traité de Lisbonne : on nous promettait un électorat enfin rompu aux débats européens et prêt à se déplacer aux bureaux de vote pour, enfin, donner son avis sur l'Europe qu'il souhaite.

Et puis pschittt.

A moins d'un miracle de dernière minute et une ruée vers les urnes, les efforts déployés sur internet ont davantage brillé par la qualité de la mobilisation que par l'efficacité de la lutte contre l'abstention. Le Parlement européen s'est notamment distingué avec sa chaîne youtube, les babéliens avec Eudebate2009 et leur votematch qui proposait même de prendre le citoyen par la main et de l'aider à choisir pour qui voter.

Pourtant, il ne s'agissait peut-être que de pouvoir trouver sur la toile des informations basiques mais essentielles au choix de vote, des réponses à des questions simples : qui sont les candidats de ma circonscription ? Que proposent les différents partis politiques ? Une recherche de cinq minutes environ sur un grand moteur de recherche permet de mettre la main sur une poignée de sites qui proposent un tour d'horizon des programmes. Pour n'en citer que quelques uns : Touteleurope et Euractiv naturellement mais aussi le Parisien ou bien l'Express.

"Les européennes, les journalistes s'en foutent, mais certains plus que d'autres". C'est bien ce que montrent les chiffres donnés récemment par Google news et qui ont circulé de blog en blog. Ils permettent de séparer bons et mauvais élèves, Rue 89 de TF1, Libération d'Europe 1. Ils illustrent aussi le drame de ces élections : cette impression que, quelques soient les moyens déployés sur le net par les "petits" pour lutter contre l'abstention, il y aura toujours une grande chaîne de télévision ou un grand quotidien pour vous décourager.

Pour finir, un appel au vote original venu de Monsieur Franck De Winne. S'il arrive, lui, à voter par procuration depuis là où il est, vous n'avez plus aucune excuse. Et si vous souhaitez suivre les résultats de ces élections, où que vous soyez, allez donc sur tweetelect09.eu ou concoctez-vous un petit plateau électoral. Votez ou ne votez pas mais, si vous ne votez pas, taisez-vous pendant cinq ans !

mardi 19 mai 2009

La loi "Création et internet" critère de vote aux européennes ?

Le Parlement européen examine en ce moment le "Paquet télécom" qui doit réguler, à terme, tout le secteur des télécommunications en Europe. Or, en modifiant un accord informel conclu avec le Conseil au début de ce mois, les députés ont envoyé le "paquet Télécom" en conciliation. C'en est donc fini des chances de le voir adopté, lui et le fameux amendement 138 "anti-hadopi", avant les élections européennes.

Sans même avoir à juger du bon ou du mauvais de la loi "création et internet" votée ce mois-ci par le Parlement français, il est assez facile de prévoir que ce délai dans l'adoption du paquet télécom et de l'amendement 138 pourrait avoir des conséquences sur le vote aux européennes d'une partie de la population, notamment chez les plus jeunes votants. Beaucoup d'électeurs risquent en effet de faire leur choix, devant l'urne, en fonction de la positions des candidats vis-à-vis d'"Hadopi".

Par exemple, les électeurs suédois pourraient fort bien, le 7 juin, envoyer au Parlement européen Rick Falkvinge et son drapeau noir à tête de mort. Son mouvement s'appelle d'ailleurs "Piratpartiet". Son credo ? Lutter contre la règlementation jugée "liberticide" prise par son gouvernement sur le téléchargement et la surveillance d'Internet. La meilleurs illustration de sa position sur le droit d'auteur et le téléchargement ? Un proverbe chinois : "Quand les vents du changement soufflent, certains construisent des abris, d'autres des moulins."

lundi 18 mai 2009

Voulez-vous vraiment vous abstenir ?

Suite de notre promenade dans la lutte acharnée contre l'abstention aux prochaines élections européennes (et le seul véritable suspense, du moins en France, au vu des récents sondages) : cette fois-ci, c'est Arte qui s'y met avec le site "27 et moi". C'est plutôt réussi : un site sympa et interactif, à base de portraits d'Européens de tous bords, de vrai gens. Une initiative de la Compagnie des Phares & Balises et d'Arte France.